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( 4 novembre, 2017 )

Prix Goncourt : les paris sont ouverts.

 

 

Le lundi 6 novembre entre 12h45 et 13 heures sera proclamée la plus prestigieuse récompense littéraire en France. Sont en lice Yannick Haenel, Véronique Olmi, Éric Vuillard et Alice Zeniter.

Yannick Haenel, Tiens ferme ta couronne (Gallimard)

Parution : 17-08-2017

Un homme a écrit un énorme scénario sur la vie de Herman Melville : The Great Melville, dont aucun producteur ne veut. Un jour, on lui procure le numéro de téléphone du grand cinéaste américain Michael Cimino, le réalisateur mythique de Voyage au bout de l’enfer et de La Porte du paradis. Une rencontre a lieu à New York : Cimino lit le manuscrit.
S’ensuivent une série d’aventures rocambolesques entre le musée de la Chasse à Paris, l’île d’Ellis Island au large de New York, et un lac en Italie.
On y croise Isabelle Huppert, la déesse Diane, un dalmatien nommé Sabbat, un voisin démoniaque et deux moustachus louches ; il y a aussi une jolie thésarde, une concierge retorse et un très agressif maître d’hôtel sosie d’Emmanuel Macron.

Quelle vérité scintille entre cinéma et littérature?
La comédie de notre vie cache une histoire sacrée : ce roman part à sa recherche.

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Véronique Olmi, Bakhita (Albin Michel)
23 Août 2017
Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.

Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.
Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.
Bakhita par Véronique Olmi
Éric Vuillard, L’Ordre du jour (Actes Sud),
Éditeur : ACTES SUD (03/05/2017)
L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de «Tristesse de la terre» et de «14 juillet».
L'ordre du jour par Vuillard

 

 

Alice Zeniter, L’Art de perdre (Flammarion)

  • Paru le 16/08/2017

L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoirefamiliale qui jamais ne lui a été racontée ?

Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

L'Art de perdre

( 1 septembre, 2016 )

La grande librairie fait sa rentree avec amelie nothomb alain mabanckou laurent gaude magyd cherfi.

La grande libraire ouvre, à nouveau, ses portes ce jeudi 1er septembre à 20h50 sur France 5.

François Busnel et son magazine littéraire, La grande librairie, fait sa rentrée avec , Alain Mabanckou, le lauréat du Prix Renaudot viendra parler de son ouvrage « Le monde est un langage » paru chez Grasset. De son côté, Magyd Cherfi reviendra sur « Ma part de gaulois », livre qui retrace son parcours d’enfant de cité. Amélie Nothomb qui a revisité le célèbre conte, « Riquet à la Houppe » ou encore Laurent Gaudé} pour son roman « Écoutez nos défaites ».

Enfin, l’émission mettra en avant les deux coups de cœur du journaliste pour cette semaine, à savoir Gael Faye pour « Petit pays » et Nathacha Appanah pour « Tropique de la violence ».

La grande libraire ouvre, à nouveau, ses portes ce jeudi 1er septembre à 20h50 sur France 5.
Le monde est mon langage

Né au Congo, partageant son temps entre la Californie où il enseigne comme professeur de littérature à UCLA (University of California – Los Angeles), Paris où il a fini ses études, et le monde qu’il parcourt pour présenter ses livres, Alain Mabanckou est un auteur en langue française pour qui sa langue n’est pas enfermée dans le carré français. Loin de là, elle est parlée dans le monde entier par les gens les plus passionnants et les plus inattendus.
Le monde est mon langage est le tour du monde de la pensée et des émotions telles que la langue française les véhicule, par les gens les plus divers, célèbres ou inconnus, adolescents ou vieillards, Haïtiens ou Français. Alain Mabanckou les a rencontrés et nous les raconte, en une suite de portraits admiratifs et aimants. JMG Le Clézio ou un inconnu de la Nouvelle Orléans, Sony Labou Tansi qui, au Congo, écrivait dans des cahiers à spirales devant deux posters du Che Guevara, bien d’autres encore.
Ils ont ces mots en partage et ils les partagent. Leur langage est notre monde.

Riquet à la houppe par Nothomb

« L’art a une tendance naturelle à privilégier l’extraordinaire. »
Amélie Nothomb

La grande librairie fait sa rentree avec amelie nothomb alain mabanckou laurent gaude magyd cherfi. dans Actualité du monde littéraire. 9782330066499

Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d’élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d’une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste… Un roman inquiet et mélancolique qui constate l’inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu’on meure pour elles.

 

Ma part de Gaulois

C’est l’année du baccalauréat pour Magyd, petit Beur de la rue Raphaël, quartiers nord de Toulouse. Une formalité pour les Français, un événement sis mi que pour l’“indigène”. Pensez donc, le premier bac arabede la cité. Le bout d’un tunnel, l’apogée d’un long bras de fer avec la fatalité, sous l’incessante pres sion énamourée de la toute-puissante mère et les quolibets goguenards de la bande. Parce qu’il ne fait pas bon pas ser pour un “intello” après l’école, dans la périphérie du “vivre ensemble” – Magyd et ses inséparables, Samir le militant et Momo l’artiste de la tchatche, en font l’expérience au quotidien.
Entre soutien scolaire aux plus jeunes et soutien mo ral aux fi lles cadenassées, une génération joue les grands frères et les ambassadeurs entre familles et société, tout en se cherchant des perspectives d’avenir exaltantes. Avec en fond sonore les rumeurs accompa gnant l’arrivée au pouvoir de Mitterrand, cette chro nique pas dupe d’un triomphe annoncé à l’arrière-goût doux-amer capture un rendez-vous manqué, celui de la France et de ses banlieues.
Avec gravité et autodérision, Ma part de Gauloisraconte les chantiers permanents de l’identité et les impasses de la république. Souvenir vif et brûlant d’une réalité qui persiste, boite, bégaie, incarné par une voix unique, énergie et lucidité intactes. Mix solaire de rage et de jubilation, Magyd Cherfi est ce produit made in France authentique et hors normes : nos quatre vérités à lui tout seul !

( 24 août, 2016 )

Le romancier Michel Butor est mort.

Prix Théophraste-Renaudot pour La Modification en 1957, cet écrivain prolixe, qui a consacré le «nouveau roman» aux côtés de Robbe-Grillet et de Claude Simon, Michel Butor s’est éteint à 89 ans, ce mercredi matin 24 août 2016 à l’hôpital de Contamine-sur-Arve, en Haute-Savoie, selon une information du Monde.

Michel Butor, né à Mons-en-Baroeul le 14 septembre 1926, était un poète, romancier, essayiste, critique d’art et traducteur français, célèbre pour son roman La Modification (1957), ouvrage majeur du Nouveau roman, pour la part de son œuvre consacrée aux livre d’art, et pour ses travaux universitaires sur la littérature française.

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