( 24 août, 2016 )

« Jikji Shimche Yojeol ». Premier livre imprimé dans le monde.

2016 JIKJI KOREA Organizing / This undated file photo shows the cover of a limited version book, "Jikji Speaks to the World." It contains the modern reinterpretation of ancient Korean "Jikji Shimche Yojeol," the world's earliest existing book printed with movable metallic keys. (PRNewsFoto/2016 JIKJI KOREA Organizing)

 

CHEONGJU, Corée du Sud, 23 août 2016. Une édition limitée d’un ouvrage renfermant la réinterprétation moderne de l’ancien coréen « Jikji Shimche Yojeol », premier livre imprimé dans le monde à l’aide de caractères métalliques mobiles, a été publiée à l’approche du festival de Jikji en Corée, a déclaré lundi le comité organisateur du festival.

Le livre s’intitule « Jikji parle au monde » et il contient des explications de quatre experts afin de faciliter la compréhension du contenu de cet ancien ouvrage par un large éventail de lecteurs.

Les quatre auteurs sont Ok Young-jung, professeur à l’académie des Études coréennes, Seo Myeong-won, professeur de bouddhisme coréen à l’université de Sogang, le critique littéraire Jung Yeo-ul et le vénérable Hyunjin, grand prêtre du temple Maya de la ville de Cheongju au centre de la Corée du Sud.

Dans ce livre, Ok propose une explication sur le mystère du procédé de l’impression de Jikji et adopte une approche bibliographique de la publication.

Seo est un prêtre jésuite français très versé dans le bouddhisme zen coréen et il développe pour le lecteur une explication de la perspective de cet ancien ouvrage qui se démarque des religions du monde.

Jung réorganise en essais certaines des histoires concernant le Jikji, tandis que le vénérable Hyunjin propose une présentation facile du contenu de Jikji, aidant à guérir l’être moderne d’un point de vue ascétique.

Une reproduction du second volume du Jikji figure dans le livre, accompagnée des écrits des quatre experts sur papier semi-transparent que le lecteur peut lire en même temps que le texte du Jikji.

Le comité organisateur a imprimé seulement 500 exemplaires de ce livre qu’il envisage de vendre pour un prix de 10 000 wons (8,95 dollars USD) selon le principe du premier arrivé, premier servi lorsque le festival de Jikji en Corée aura lieu le mois prochain.

Créé dans le temple de Heungdeok de Cheongju à 137 kilomètres au sud-est de Séoul, l’ouvrage ancien est désormais un symbole établi de l’ingéniosité du peuple coréen. Jikji est apparu 78 ans avant la « Bible à 42 lignes » de Johannes Gutenberg », le plus ancien ouvrage imprimé en Europe à l’aide de caractères métalliques mobiles durant les années 1452 à 1455.

Malheureusement, le document original a été pillé. Il a finalement réapparu à la Bibliothèque nationale de France à Paris où c’est seulement en 1972 que son ancien bibliothécaire, le regretté Park Byung-sun, a retrouvé le trésor national manquant.

L’UNESCO en 2001 a confirmé Jikji comme étant le plus ancien livre imprimé au monde à l’aide de caractères en métal et l’a inclus cette année dans le programme « Mémoire du monde » de l’UNESCO.

 

SOURCE 2016 JIKJI KOREA Organizing Committee

|