( 24 août, 2016 )

Metin Arditi : « L’enfant qui mesurait le monde ». (Grasset)

L'enfant qui mesurait le monde

Parution : 24/08/2016
Pages : 304

 

À Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l’un près de l’autre, chacun perdu au fond de sa solitude. Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l’ordre du monde. Maraki, sa mère, se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre. Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l’étude qu’elle avait entreprise, parcourt la Grèce à la recherche du Nombre d’Or, raconte à Yannis les grands mythes de l’Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits… Un projet d’hôtel va mettre la population en émoi. Ne vaudrait-il pas mieux construire une école, sorte de phalanstère qui réunirait de brillants sujets et les préparerait à diriger le monde ?
Lequel des deux projets l’emportera ? Alors que l’île s’interroge sur le choix à faire, d’autres rapports se dessinent entre ces trois personnages, grâce à l’amitié bouleversante qui s’installe entre l’enfant autiste et l’homme vieillissant.

( 23 août, 2016 )

Leonora Miano : « Crépuscule du tourment ». (Grasset)

Crépuscule du tourment

Parution : 17/08/2016
Pages : 288

 

De nos jours, quelque part en Afrique subsaharienne, au Cameroun peut-être, quatre femmes s’adressent successivement au même homme : sa mère, la femme à laquelle il a tourné le dos parce qu’il l’aimait trop et mal, celle qui partage sa vie parce qu’il n’en est pas épris, sa sœur enfin.
À celui qui ne les entend pas, toutes dévoilent leur vie intime, relatant parfois les mêmes épisodes d’un point de vue différent. Chacune fait entendre un phrasé particulier, une culture et une sensibilité propres. Elles ont en commun, néanmoins, une blessure secrète : une ascendance inavouable, un tourment identitaire reçu en héritage, une difficulté à habiter leur féminité… Les épiphanies de la sexualité côtoient, dans leurs récits, des propos sur la grande histoire qui, sans cesse, se glisse dans la petite.
D’une magnifique sensualité, ce roman choral, porté par une langue sculptée en orfèvre, restitue un monde d’autant plus mystérieux qu’il nous est étranger… et d’autant plus familier qu’il est universel.

Parution : 17/08/2016

( 23 août, 2016 )

Guillaume SIRE : « Ou la lumière s’effondre ». (Plon)

Guillaume SIRE	:

25 Août 2016

Dans la Silicon Valley, deux princes d’Internet décident de détruire le réseau qu’ils ont contribué à créer. Un roman noir et haletant, poétique et prométhéen, qui interroge la puissance d’internet, le rêve américain et les limites de la modernité.

Détruire Internet, est-ce possible ?
Magnat de la Silicon Valley, Paul s’est retourné contre son invention : il a réuni une armée de dix mille hommes pour détruire le réseau. Menacé de mort, il confie alors l’opération à son ami d’enfance, Robin, un programmeur lunatique et incroyablement doué.
Mais Robin n’est pas Paul.
Viscéralement attaché à la technologie qu’il a contribué à créer, il décide de venger son ami mais renâcle à l’idée d’abandonner la vie qu’il mène sur les rives de la baie de San Francisco. Il ne veut pas renoncer au rêve américain.
Que deviendrait le monde sans Internet ? Quels dieux remplaceraient ceux de la Silicon Valley ?

( 23 août, 2016 )

NICOLAS SARKOZY : « La France pour la vie ». (PLON)

NICOLAS SARKOZY :

 

La France pour la vie

 

« Si ce livre a un sens, peut-être une utilité, c’est que le moment était venu de la clarté. J’ai voulu faire cet effort d »aller chercher, au fond de moi, ma vérité sur mes erreurs comme sur mes réussites. Je veux vous dire, sans façon, sans artifice, ce que j’ai vraiment fait, ce en quoi je crois pour l’avenir. Le seul verdict qui m’importera vraiment sera le vôtre, celui des lecteurs de tout horizon politique que je cherche moins à séduire qu’à inciter à comprendre la complexité des situations et l’enchaînement des événements.
Je connais la terrible crise de confiance que suscitent la politique et les politiques. Je ne veux en aucun cas m’exonérer de ma part de responsabilité personnelle dans cette situation. Mais peut-être verra-t-on dans cet exercice d’écriture une exigence d’authenticité pour rétablir la confiance. Mission impossible ? Peut-être. Mais au moins me serai-je exposé personnellement et aurai-je essayé. Cela fait bien longtemps que j’en avais envie. Chaque fois, je trouvais une « mauvaise raison » de me dérober. Pas le moment. Pas le temps. Pas l’envie. Aujourd’hui, j’ai franchi le pas. Je ne le conçois que face à face. C’est à vous que je veux parler. »
Nicolas Sarkozy

( 23 août, 2016 )

Samuel BENCHETRIT : « La nuit avec ma femme ». (PLON)

 Samuel BENCHETRIT :

 

 

Un homme ouvre son coeur à sa femme disparue sous les coups d’un autre, venue le visiter le temps d’une nuit. Un voyage intérieur poétique, âpre et intime.

« J’ai passé plus de temps que toi sur cette Terre. Et notre différence, c’est que moi, je t’ai perdue. C’est parce que j’ai continué à vivre que je le sais. J’ai voulu être seul souvent pour être avec toi. Il faut bien donner son temps aux amours invisibles. S’en occuper un peu. Encore maintenant je me demande comment tu vas. Ce que tu fais. Je cherche de tes nouvelles. J’invoque la colère pour que tu la calmes. Quelques rires ou tu me rejoindrais. Et le soleil a changé, puisqu’il manque une ombre. Mais je suis heureux. Et c’est à ton absence que je dois de le savoir. »

25 Août 2016

( 22 août, 2016 )

Alain Mabanckou : Le Monde est mon langage (Grasset).

Le monde est mon langage

Alain Mabanckou est un auteur en langue française pour qui sa langue n’est pas enfermée dans le carré français. Loin de là, elle est parlée dans le monde entier par les gens les plus passionnants et les plus inattendus.

Le monde est mon langage est le tour du monde de la pensée et des émotions telles que la langue française les véhicule, par les gens les plus divers, célèbres ou inconnus, adolescents ou vieillards, Haïtiens ou Français. Alain Mabanckou les a rencontrés et nous les raconte, en une suite de portraits admiratifs et aimants. JMG Le Clézio ou un inconnu de la Nouvelle Orléans, Sony Labou Tansi qui, au Congo, écrivait dans des cahiers à spirales devant deux posters du Che Guevara, bien d’autres encore.
Ils ont ces mots en partage et ils les partagent. Leur langage est notre monde.
Parution : 31/08/2016

( 22 août, 2016 )

Pascal Bruckner : La sagesse de l’argent. (GRASSET)

La sagesse de l'argent

 

« L’argent est une promesse qui cherche une sagesse. L’expression doit s’entendre au double sens : il est sage d’avoir de l’argent, il est sage de s’interroger sur lui. Il rend tout  homme philosophe malgré lui : bien penser, c’est aussi apprendre à bien dépenser, pour soi et pour autrui. Avec l’argent, nul n’est à l’aise : ceux qui croient le détester l’idolâtrent en secret. Ceux qui l’idolâtrent le surestiment. Ceux qui feignent de le mépriser se mentent à eux-mêmes. Engouement problématique, réprobation impossible. Telle est la difficulté. Mais si la sagesse ne consiste pas à s’attaquer à cela même qui paraît à tous le symbole de la folie, à quoi bon la philosophie ? »
P.B.

Parution :

13/04/2016
P.B.
( 22 août, 2016 )

DAVID FOENKINOS : « Le mystère Henri Pick ». (GALLIMARD)

DAVID FOENKINOS :

Le mystère Henri Pick

En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination? Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs.

Collection Blanche, Gallimard

Parution : 01-04-2016
( 21 août, 2016 )

Christine MONTALBETTI : Roman « La Vie est faite de ces toutes petites choses ».

Christine MONTALBETTI : Roman

 

Dans le ciel de Floride, le 8 juillet 2011, s’élève la dernière navette habitée. Ce sont les quatre astronautes de la « Mission finale », Sandra, Fergie, Doug et Rex, qui s’envolent vers la Station spatiale internationale. Le roman raconte cette dernière mission. C’est une aventure spatiale, avec son suspense et ses risques, c’est aussi un roman sur le sentiment des dernières fois. On y vit le suspense du départ. On y découvre tout le petit monde au sol qui concourt au lancement, et dont le roman croque les figures ; puis la vie sur la Station spatiale. Comment s’endormir, quand le corps ne pèse plus rien ? On apprend à prendre une douche avec les moyens du bord, à cuisiner dans l’espace, à courir, harnaché, sur un tapis roulant. On y suit les réveils en musique, on y éprouve la nostalgie des repas sur Terre, on se souvient d’entraînements dans les neiges de Russie. On assiste à l’éblouissement d’une sortie extravéhiculaire. On profite de la facilité neuve avec laquelle on se déplace en impesanteur, par propulsion, en ondulant. Et, à voir les astronautes flotter ainsi, parmi les objets qui profitent de la moindre occasion pour voleter, on repense aux lois de la gravité qui nous régissent, et à notre rapport aux choses. On peut alors relire le titre, qui apparaissait d’abord comme la surprise d’un contre-emploi malicieux pour désigner une aventure spatiale : La vie est faite de ces toutes petites choses est aussi une manière de reporter notre attention de l’héroïsme tant conté vers ce qu’il y a de tout simplement sensible dans notre façon d’exister. Parce qu’au fond, là-haut comme sur Terre, ce dont il s’agit, c’est toujours de bouger, d’attraper, de toucher, c’est de l’enthousiasmante et primordiale matérialité de notre relation au monde.

août 2016
336 pages, 17,5 €

( 21 août, 2016 )

Lionel DUROY : Roman « L’absente ». (JULLIARD)

L'absente par Duroy

Résumé :

Parce que sa femme l’a quitté, Augustin se voit contraint de vendre la maison où ils se sont aimés, où ils ont élevé leurs enfants et où il a toujours pu se consacrer à l’écriture. Le jour du déménagement le crucifie. Incapable de supporter ce spectacle, il entasse fiévreusement dans le coffre de sa voiture les objets dont il ne peut se passer et s’enfuit. Expulsé de lui-même, hors de lui au sens littéral du terme, il se lance alors dans une course affolée, en quête du moyen d’apaiser cette angoisse qui le dévore. Il parcourt ainsi la France à la recherche d’un repère, d’un lieu où se réfugier. Tandis qu’il roule et fouille dans ses souvenirs devenus des cendres illisibles, l’image de sa mère s’impose insensiblement, cette femme tant haïe, que l’expulsion de son bel appartement de Neuilly avait précipité dans la folie un demi-siècle plus tôt. Serait-il en train de vivre le même effondrement ? Augustin court, roule. Il traverse des paysages, bute en aveugle sur les personnages que le hasard place sur sa route, rencontre une femme qui le poursuit d’hôtel en hôtel. Puis il endosse une fausse identité et se fait embaucher comme ouvrier dans le château familial, près de Bordeaux, celui-là même où sa mère a grandi. Égaré, furieux, magnifique et désespéré, Augustin s’acharne à reconstituer l’histoire de cette femme qu’il aura fuie toute sa vie, et enterrée sans une larme. À mesure qu’il comble certaines énigmes, son regard sur elle finit par s’humaniser… Mené d’un train d’enfer à la manière d’un extravagant road movie, ce nouveau roman aux accents burlesques redessine avec une invention rare l’univers singulier que Lionel Duroy explore depuis de longues années.
Lionel Durov
Éditeur : JULLIARD (2016)
1234
« Page Précédente  Page Suivante »
|